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 histoire de casanova

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angella



Nombre de messages : 172
Date d'inscription : 24/01/2007

MessageSujet: histoire de casanova   Sam 17 Fév - 14:37

Né de parents comédiens, environné de femmes durant l'enfance (qui jouèrent un rôle premier pour lui comme l'évoque cette citation de ses mémoires : Rien de tout ce qui existe n'a jamais exercé sur moi un si fort pouvoir qu'une belle figure de femme), il commence une carrière ecclésiastique puis entame sa vie d'aventures, exerçant de nombreuses activités — joueur de violon, joueur professionnel, escroc, financier, bibliothécaire, etc. — sillonnant l'Europe du XVIIIe siècle en passant des prisons aux cours de souverains ; cela lui permit lors de la rédaction de ses mémoires de brosser un portrait de la société pré-révolutionnaire en dépeignant tout aussi bien les femmes de chambre que les ministres les plus en vue, offrant ainsi un témoignage de premier plan au sujet d'une époque charnière au cours de laquelle il rencontra, entre autres, Voltaire, Jean-Jacques Rousseau et le pape Clément XIII.
Casanova vivait d'expédients, la recherche du plaisir mena son être et pour l'atteindre, il ne dédaignait pas de flouer des dupes et de se moquer des lois. Ses souvenirs — étudiés et confrontés aux faits historiques par les casanovistes, passionnés de la matière — bien que présentant des inexactitudes quant aux dates, semblent néanmoins avoir été rédigés sous la conduite de la bonne foi. Cependant, l'auteur a probablement embelli son personnage et dissimulé, à l'évidence, d'ombrageuses facettes de son périple (comme son rôle d'informateur pour la République de Venise).
Casanova devint celèbre de son vivant en s'échappant des Plombs -surnom donné aux prisons de Venise à cause des tuiles de plomb sur les toits qui laissaient passer le froid en hiver et agissaient comme catalyseur des chaleurs de l'été- mais l'est resté au titre de ses aventures galantes qui occupent une place de choix dans ses mémoires : plus d'une centaine de femmes y sont évoquées en tant que « conquêtes » ; selon ce riche Don Juan l'homme est fait pour donner, la femme pour recevoir. Ces amours furent à l'origine de bonheurs et de malheurs infinis pour l'aventurier qui jugeait que si les plaisirs sont passagers, les peines le sont aussi : ces amours lui permirent de rencontrer l'abbé Bernis, futur académicien, ambassadeur de Louis XV à Venise, avec qui il partagea durant plusieurs mois les faveurs d'une religieuse (désignée par les initiales M.M) qu'ils retrouvaient alternativement dans un casin — sorte de garçonnière cossue — où lorsque l'un des deux faisait l'amour avec leur maîtresse, l'autre observait la scène à travers une tapisserie percée d'une multitude de trous minuscules depuis une pièce cachée dans l'obscurité.
L'abbé de Bernis, dont le surnom pour les intimes était "Babet", rejoignit la France, maria sa nièce avec le fils du Baron Pelet de Salgas, envoyé au galère pour sa participation à la guerre des camisards, ce qui lui permit de se faire construire un joli chateau enchanté au bord de la rivière Vèbre, avec une route pour y parvenir, qui est le berceau des ancêtres de Werner von Braun, père des voyages intersidéraux. Suite à ses frasques amoureuses, financières et d'opinions, Casanova aurait dû fuir Venise comme Monsieur de Bragadin le lui avait proposé. Mais il refusa et fut incarcéré à la prison des Plombs où il resta deux ans . Ni ses puissants soutiens, ni son insistance à clamer son innocence,ne pourront obtenir sa libération. Mais à force de travail, de courage, d'ardeur, avec pour seule pensée l'espoir de partir à l'aventure pour toujours, par la grâce et la créativité il parvient à s'échapper avec un autre prisonnier ; c'est l'unique évasion que l'imperturbable prison des Plombs ait connue. Le récit en sera rédigé par Casanova lui même dans ses Mémoires en 1791 avec une précision et une connaissance des lieux parfaite. Il gagne Paris où Bernis — alors devenu un ministre de premier plan du royaume — l'appuya ; l'aventurier y construisit alors une belle fortune en lançant une loterie dont le but était de financer l'École militaire sans imposer davantage les contribuables — le peuple —, loterie dont il sut, par d'habiles manœuvres et de l'audace, s'approprier la paternité et une grande part des bénéfices.
Agent secret, une mission d'enquête pour laquelle il fut récompensé avec générosité lui fut confiée par la France afin de jauger l'état de ses navires de guerre. Imposteur, escroc et manipulateur (bien qu'il s'en défendît — dans ses écrits il interroge : quel est l'homme auquel le besoin ne fasse faire des bassesses ?), il abusa de la crédulité de la riche Madame d'Urfè en lui faisant croire qu'il était parfaitement initié aux mystères de la Cabale.
Se présentant comme trop bon cœur pour briser la destinée de jeunes femmes méritant beaucoup, trop honnête pour se plier à des mascarades amoureuses pour des raisons financières et surtout ne pouvant supporter l'idée de se voir enchaîné par de si puissants liens que ceux du mariage — se marier est une sottise, mais lorsqu'un homme le fait à l'époque où ses forces physiques diminuent, elle devient mortelle... —, il préféra négliger plusieurs propositions importantes de convoler en justes noces.
Persuadé que pour que le plus délicieux endroit du monde déplaise, il suffit qu'on soit condamné à y habiter, Casanova parcourut l'Europe tout au long de sa vie, de Venise à Paris, Madrid ou Vienne, terminant sa vie au château de Dux en Bohême, en tant que bibliothécaire écrivain, voyant la mort comme un monstre qui chasse du grand théâtre un spectateur attentif, avant qu'une pièce qui l'intéresse infiniment finisse.
Les 73 années de son existence contées par ce grand libertin regorgent d'aventures, d'anecdotes et de détails sur la société d'alors, cette époque d'éclosion d'idées nouvelles, ce dans un style littéraire aux tournures parfois alambiquées ou sophistiquées d'un précieux — d'un fat même peut-être — mais intelligibles, parfois admirables, souvent savoureuses comme lorsqu'il écrivit avec simplicité : je n'ai jamais dans ma vie fait autre chose que travailler pour me rendre malade quand je jouissais de ma santé, et travailler pour regagner ma santé quand je l'avais perdue.
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tommylovic



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Date d'inscription : 21/01/2007

MessageSujet: Re: histoire de casanova   Lun 19 Fév - 14:30

had sat je le respect il jou avec les femme comme des pion
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histoire de casanova
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